Nourritures terrestres

S'« il faut manger pour vivre et non vivre pour manger », à suivre Molière, il faut tout autant, et peut-être davantage, croire pour manger. Que l'Occident contemporain l'ait assez largement oublié permet désormais aux historiens de ces temps qui sont les nôtres (c'est-à-d...

Full description

Saved in:
Bibliographic Details
Main Author: Paul Airiau (auth)
Format: Electronic Book Chapter
Published: LARHRA 2016
Subjects:
Online Access:DOAB: download the publication
DOAB: description of the publication
Tags: Add Tag
No Tags, Be the first to tag this record!

MARC

LEADER 00000naaaa2200000uu 4500
001 doab_20_500_12854_54826
005 20210211
003 oapen
006 m o d
007 cr|mn|---annan
008 20210211s2016 xx |||||o ||| 0|fra d
020 |a books.larhra.4479 
020 |a 9791036543050 
040 |a oapen  |c oapen 
024 7 |a 10.4000/books.larhra.4479  |c doi 
041 0 |a fra 
042 |a dc 
072 7 |a HR  |2 bicssc 
100 1 |a Paul Airiau  |4 auth 
245 1 0 |a Nourritures terrestres 
260 |b LARHRA  |c 2016 
336 |a text  |b txt  |2 rdacontent 
337 |a computer  |b c  |2 rdamedia 
338 |a online resource  |b cr  |2 rdacarrier 
506 0 |a Open Access  |2 star  |f Unrestricted online access 
520 |a S'« il faut manger pour vivre et non vivre pour manger », à suivre Molière, il faut tout autant, et peut-être davantage, croire pour manger. Que l'Occident contemporain l'ait assez largement oublié permet désormais aux historiens de ces temps qui sont les nôtres (c'est-à-dire depuis la fin du xviiie siècle) et attentifs au religieux de se saisir d'un sujet qu'ils ont encore trop peu traité, car il échappait à leurs préoccupations. En effet, nombre d'entre eux, des années 1960 aux années 2000, ont appartenu à ou sont issus d'une version modernisatrice du courant religieux qu'ils ont étudié. La relative identification de l'alimentation majoritaire à l'alimentation chrétienne (voire catholique) et la concomitance de leurs mutations ont fait que la question alimentaire ne fut jamais qu'un non sujet, tant elle est quotidienne, banale, normalisée - et, dans le cas du judaïsme, elle était tellement évidente qu'elle ne pouvait non plus être l'objet d'une approche historique. De plus, les modifications des manières religieuses de manger après la Seconde Guerre mondiale et Vatican II, marquées par une massive dérégulation institutionnellement organisée des pratiques d'abstinence et de jeûne, ont été comprises comme un accès à une religion intériorisée et épurée, articulée à l'entrée dans une forme de modernité alimentaire permise par l'agro-industrialisation et les prodromes de la mondialisation alimentaire (disponibilité en abondance, hors saisons et hors zones de production). Enfin, peut-être surtout, l'alimentation n'a jamais vraiment été objet de conflits herméneutiques et donc d'approches historiques, tant la réflexion et l'enquête sur l'ascèse se sont focalisées sur l'autre grand sujet du plaisir - le sexe. Faut-il alors s'étonner que le sujet n'ait pas suscité de grandes investigations ? 
540 |a All rights reserved  |4 http://oapen.org/content/about-rights 
546 |a French 
650 7 |a Religion & beliefs  |2 bicssc 
653 |a jeûne 
653 |a diète 
653 |a nourriture terrestre 
653 |a interdit alimentaire 
653 |a ascèse 
653 |a végétarisme 
856 4 0 |a www.oapen.org  |u http://books.openedition.org/larhra/4479  |7 0  |z DOAB: download the publication 
856 4 0 |a www.oapen.org  |u https://directory.doabooks.org/handle/20.500.12854/54826  |7 0  |z DOAB: description of the publication